Le Temple de Jindai-ji (深大寺)

Depuis que je suis arrivée au Japon, j’ai pas mal exploré les environs avec ma bicyclette, repérant ainsi où faire mon jogging, où faire mes courses, où aller au resto sans se ruiner… Je suis donc incollable sur le « Tokyo pratique », mais en ce qui concerne le « Tokyo traditionnel », j’ai encore de grosses lacunes à combler. Par chance, l’autre étudiante de Sciences Po Paris en échange à TUFS s’intéresse particulièrement à cette façade du Japon, qui se situe à des années lumières de l’extravagance de Shibuya et que les étrangers résument bien souvent à l’immense Bouddha vert de Kamakura. Cet après-midi, nous sommes donc allées voir un temple à seulement une quinzaine de minutes à vélo du campus, appelé 深大寺 (じんだいじ, jindai-ji). Je viens juste d’aller faire des recherches, et il se trouve qu’avec ses plus de 1200 ans d’existence, il est le deuxième plus ancien de Tokyo, après le Sensō-ji d’Akasuka ! On trouve tout autour de très nombreux restaurants spécialisés en soba, que je ne tarderai sans doute pas à essayer…

C’était le premier temple que je visitais depuis mon arrivée, et ce ne sera sans doute pas le dernier. Ces lieux sont bien sûr incomparables avec nos églises et cathédrales « européennes », mais si je devais choisir un lieu où me recueillir, ce serait définitivement dans l’un de ses temples, car il règne une quiétude vraiment indescriptible dans ces lieux à la beauté épurée et au charme discret. Pas de sculptures de martyrs ni de sermons sur les murs, pas de tableaux bibliques poussiéreux, pas d’odeurs de bougie étouffantes… Juste le bruit de l’eau, des ruisseaux qui s’écoulent paisiblement derrière les feuillages, et un parfum mêlé de bois, de pierre et de rosée…

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A part ça, pour les petites nouvelles, je suis officiellement devenue assistante de professeur de français à TUFS ! Mon job consistera simplement à assister au cours de Madame Nakao et aider ses élèves de deuxième année en corrigeant leurs traductions, selon ce qu’un « vrai » Français dirait dans ces cas-là… J’avais entendu parler de ce poste dans les rapports des élèves de Sciences Po, et en plus d’être un peu rémunéré, il me permettra probablement de faire pas mal de progrès en japonais (grammaticalement parlant, mais surtout dans le fait de comprendre leur façon de penser et d’enseigner une langue étrangère). Je suis toujours un peu surprise lorsqu’une personne autour de moi s’exclame « qu’est-ce que c’est beau ! » en m’entendant parler avec un autre Français. J’ai toujours eu conscience de ma chance d’avoir comme langue maternelle la plus belle langue du monde, mais être à l’étranger me le rappelle tous les jours. Il faut voir les étoiles qui brillent dans les yeux des Japonais lorsqu’ils entendent parler la langue de Molière…

Demain, je vais au Musée National de Tokyo pour le « Cultural Exchange Day » (entrée gratuite pour les étudiants étrangers!), et j’en profiterai pour me balader autour du parc d’Ueno. Je ne sais pas jusqu’où mes petites jambes me mèneront, mais je compte bien en profiter un maximum avant que le giga-typhon Vongfong (faut croire que celui d’avant était un entraînement…) ne débarque !

Pour finir cette article sur une petite touche sucrée, voici une photo de mon dessert du jour, à la patate douce et à la châtaigne !   (っ˘ڡ˘ς)

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