Tokyo sous la neige

Le mois de janvier touche à sa fin et l’hiver semble s’être définitivement installé à Tokyo, sous la neige depuis hier matin… Le temps file ici à une vitesse incroyable, entre mes cours à l’université, mes cours particuliers de français et ma préparation pour les concours d’admission aux écoles de commerce en avril prochain. J’ai du mal à croire que je m’envolerai pour le Vietnam dans une vingtaine de jours, puis retournerai en France pendant un mois. Et lorsque je reviendrai ici vers le 20 avril, le printemps sera déjà là et la saison des cerisiers en fleur probablement terminée. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le deuxième semestre arrivera à sa fin et il sera temps pour moi de « rentrer à la maison ». Rentrer à la maison… une drôle d’expression qui n’a jamais eu aussi peu de sens à mes yeux qu’aujourd’hui, car si « maison » il devait y avoir, ce serait sans aucune hésitation celle où j’habite maintenant: Tokyo. Tout n’est bien sûr pas parfait dans cette maison, il y a parfois des fuites, des tuiles cassées, l’herbe du voisin qui paraît plus verte. Mais malgré ces tracas sporadiques, je m’y sens en sécurité car j’ai l’impression de l’avoir bâtie de mes propres mains, jour après jour, brique par brique, et que ses fondations sont aujourd’hui plus solides que jamais. Cependant, j’ai conscience que rien n’est définitivement acquis et que c’est le travail d’une vie de faire en sorte qu’elles le restent toujours, en ne cessant jamais de les protéger et d’en bâtir d’autres pour consolider l’édifice. Si l’expression « rentrer à la maison » revêt si peu de sens à mes yeux, c’est parce qu’il n’existe à mon avis aucune maison nulle part: la seule maison qu’il y a, c’est celle que nous portons sur notre dos, où que nous allions. C’est celle dont nous avons posé la première pierre le jour de notre naissance et que nous passons ensuite la vie entière à construire. Après avoir été au Havre pendant deux ans, la mienne est aujourd’hui à Tokyo, et j’ignore où elle sera demain. Capacité d’adaptation ou bien optimisme béat ? Peut-être un peu des deux, mais toujours est-il qu’il n’existe pas de nid naturellement douillet, et qu’il ne tient qu’à nous de nous sentir à la maison où que nous soyons.

J’ai malheureusement moins le temps d’écrire en raison de ma préparation aux concours, mais un article (très) alléchant sur ce que ma mère, ma soeur et moi avons pu déguster à Kyoto est en préparation, car tout le monde sait que le meilleur moyen de se tenir chaud durant l’hiver, c’est bien sûr… de manger !  (○^ω^)_旦~~♪

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3 réflexions au sujet de « Tokyo sous la neige »

  1. Très belle réflexion sur la signification véritable du mot « maison ». Well done ! Comme quoi il est possible de se construire une nouvelle vie, même à plus de 9000km de sa patrie natale. Le tout est de trouver le courage de prendre son envol. (˘▾˘)/

    « A house is just a house. Friends and family make it home. »

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  2. Les fondations de ta maison, ce sont d’abord tes racines. Un pied en Asie, l’autre en Gaule. Jusqu’à présent, tu as tout bon dans ta construction, alors continue ainsi.

    Aimé par 1 personne

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