Une (longue) nuit chez les Qatari

Récit d’une correspondance loupée et des vingt-deux heures d’attente qui s’ensuivirent dans le modeste et très discret aéroport de Doha…

Je pensais que ça n’arrivait qu’aux autres ou bien dans les films, mais ça a finalement fini par m’arriver à moi aussi: rater une correspondance et se retrouver à passer la nuit dans un aéroport. Il a suffit de pas grand chose pour que j’en arrive là: être assise tout au fond de l’avion et donc parmi les derniers passagers à sortir, devoir emprunter la deuxième navette qui mit dix minutes à arriver, me retrouver devant le tableau affichant « Last Call » pour Tokyo, avoir une heure de retard sur sa montre donc ne pas réaliser l’urgence et me ranger dans la longue queue à la sécurité, puis me hâter lentement vers la porte E21 située à l’autre bout de l’aéroport, à environ 1.5 km de marche… pour y arriver une vingtaine de minutes après sa fermeture. On m’a ensuite redirigée vers le service client, qui m’a redirigée vers le bureau des transferts, qui m’a annoncé que sur les douze passagers allant à Tokyo, nous n’étions que deux à avoir louper la correspondance, et que c’était donc clairement de notre faute. L’autre personne, c’était Kosmo, un Sénégalais qui habite à Tokyo depuis dix ans, sans qui je ne m’en serais sans doute pas aussi bien tirée d’affaires… Après lui avoir longuement expliqué notre cas, notre interlocuteur du bureau des transferts n’était prêt à nous offrir qu’un changement sans frais pour le vol du lendemain, mais heureusement notre ténacité a payé: nous avons demandé à parler à son supérieur et avons réussi à négocier l’accès au lounge de Qatar Airways jusqu’au lendemain matin. Ce n’était certes pas l’hôtel, mais j’ai au moins pu prendre une douche, me restaurer (très) copieusement et me reposer un peu avant de reprendre l’avion. Même si les 22 heures d’attente furent un peu longues, je suis tout de même reconnaissante de n’avoir pas eu à les passer assise sur une chaise et d’avoir pu pénétrer à l’intérieur d’un des plus beaux lounges d’aéroport au monde. En plus, aucun risque de dépenser pour du superflu au duty-free, la boutique la moins chère là-bas étant Tiffany ou celle du PSG…
Bref, cette plongée forcée au pays de la démesure fut une expérience fort intéressante, mais je dois avouer qu’il fait bon être de retour chez soi !  (๑^ں^๑) ☆*°

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