Les lacs du Mt. Fuji (富士五湖)

Pour nos derniers jours à Tokyo, ma petite cousine Elisa (qui étudiera à Ginette l’année prochaine parce qu’elle est trop forte (⋈・◡・)✰) et moi avons décidé de faire le tour des lacs du mont Fuji en vélo avant de rentrer en France ! Nous avions pensé à faire l’ascension, mais comme ça nécessitait un peu d’équipement et de préparation, on a décidé de reporter ce challenge à la prochaine fois qu’on sera tous réunis à Tokyo, avec je l’espère Emma qui sera aussi de la partie !
Réveil aux aurores le dimanche du 12 juillet afin d’attraper le métro de 7h09 pour prendre le bus à Shinjuku et arriver au premier lac avant 10h00, de quoi nous laisser le temps de louer les vélos, de faire le tour d’au moins quatre lacs sur cinq (soit une petite centaine de kilomètres prévus en six heures), et d’être rentrés juste à temps pour le dîner ! Enfin, ça c’était le plan, mais évidemment, tout ne s’est pas passé exactement comme prévu…
Les ennuis commencent dès l’autoroute, où nous sommes coincés dans les bouchons pendant une heure (avec une forte odeur de pieds dans l’autobus durant une partie du trajet…). Après un passage obligé au konbini pour acheter les onigiris du déjeuner, nous arrivons au magasin de vélos aux alentours de 10h30. Le loueur, au demeurant fort aimable, disparaît quelques secondes dans son arrière-boutique et revient avec des bicyclettes bleues pour Elisa et moi, et une jolie bicyclette rose pour Thomas. Un petit réglage de la hauteur des selles, et nous voilà fin prêts à partir ! Sans plus attendre, nous nous élançons sur nos vaillantes montures… avant de nous arrêter un ou deux kilomètres plus loin en nous apercevant que Thomas avait disparu. Après plusieurs minutes d’attente, Elisa et moi commençons à nous inquiéter, lorsqu’un vacarme assourdissant parvient soudain à nos oreilles: c’est Thomas qui surgit à l’horizon, à une vitesse avoisinant les 2 km/h, sur une bicyclette couinant plus qu’un cochon qu’on égorge. Nous suggérons de retourner au magasin pendant qu’on est pas trop loin, mais Thomas nous assure qu’il a réglé le problème, donc nous voilà repartis pour de bon… Enfin, presque. Quelques minutes plus tard, le bruit insupportable se fait de nouveau entendre, et la roue arrière du vélo rose refuse de tourner. Nous devons donc nous arrêter et téléphoner au loueur, qui a heureusement la gentillesse de nous amener une bicyclette de rechange.
Notre projet de faire le tour des 5 lacs se trouve donc légèrement compromis, puisqu’il est 13h00 et nous en sommes toujours au premier.  Nous décidons donc de nous arrêter déjeuner au second lac, puis de rebrousser chemin tranquillement pour ne pas louper le bus du retour. Le soleil brille dans le ciel sans nuages, et la chaleur étouffante s’oublie en pédalant. Tout semble absolument parfait… Enfin, presque. Une fois arrivés à l’extrémité du premier lac, nous nous retrouvons en face d’une gigantesque montée dont nous ne voyons même pas la fin. Pas le choix, nous commençons l’ascension, et tandis qu’Elisa et moi descendons de selle à mi-chemin, Thomas réussit l’exploit de pédaler jusqu’en haut… avant de s’écrouler par terre d’épuisement (et sans doute de déshydratation). Heureusement, après quelques minutes d’agonie et de nombreuses gorgées d’eau, il se remet péniblement en selle, et nous revoilà repartis en direction du second lac, auquel nous nous arrêtons pour un pique-nique bien mérité. Nous trouvons le parfait endroit pour nous poser, au bord de l’eau, avec devant nous une montagne ressemblant étrangement au mont Fuji (mais dans le doute nous dirons simplement une montagne majestueuse).
Elisa et moi enlevons nos chaussures pour tremper nos pieds dans l’eau, pendant que Thomas s’approche déjà du lac… et tombe dedans. Si notre expédition était adaptée en bande dessinée, Thomas serait probablement le personnage avec toujours un nuage pluvieux sur la tête… Finalement, nous piquons tous une tête dans le lac avant de savourer nos onigiris au soleil, dans un cadre paradisiaque… (◡‿◡✿)

Le ventre repu et les vêtements (presque) secs, nous prenons le chemin du retour et arrivons à la gare avec une bonne marge d’avance sur le bus. Notre expédition, qui avait si mal commencé, se termine finalement sans embûches… Enfin, presque. Après être restés coincés deux heures dans les embouteillages (avec en prime, pour Thomas, l’odeur nauséabonde des pieds de son voisin), nous atteignons Shinjuku à 22 heures passées, complètement épuisés, mais assez fiers d’être venus à bout de cet épique périple.
C’était notre première aventure entre cousins, et sûrement pas la dernière ! ⁽(◍˃̵͈̑ᴗ˂̵͈̑)

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