Mols Bjerge National Park

Avant de vous parler plus en détails de la ville d’Århus et des Danois, voici quelques photos de mon expédition du week-end dernier. Je dis « expédition », car ce ne furent finalement pas deux, pas trois, mais bien six heures que je passai dans les prairies et les collines verdoyantes du parc naturel de Mols Bjerge. Tout cela parce que les cartographes danois ont eu la brillante idée de mettre des symboles de bus à plusieurs endroits pour indiquer… les « routes recommandées » pour les bus. Pas les arrêts de bus, les vrais, où des bus s’arrêtent à intervalle régulière, ce serait beaucoup trop logique. Indiquons plutôt les endroits où un bus pourrait s’arrêter, pour que cela ne porte pas du tout à confusion. Habile planificatrice, j’avais donc prévu de marcher depuis Ebeltoft jusqu’à Agri, la plus haute colline du parc culminant à 137 mètres, puis de prendre le bus pour rentrer. Mais puisque celui-ci n’existait que dans la tête d’un cartographe démoniaque, il m’a fallu faire tout le chemin inverse à pied jusqu’à Femmøller Strand, où je pus prendre le bus 123 pour rentrer à Århus après cette revigorante ballade de six heures…

Mis à part ce petit imprévu logistique, ce fut l’une des plus belles journées que j’ai passé au Danemark jusqu’à présent: de 10h45 à 17h, ne m’arrêtant qu’un quart d’heure pour déjeuner, j’ai marché en continu sur le bord de mer, puis à travers les champs, les prairies, les forêts, me demandant quel sorte de paysage m’attendrait derrière la prochaine colline. Pas de sommet vertigineux ni de falaises accidentées, pas le genre de nature grandiose qui nous coupe le souffle, mais plutôt le genre de nature tranquille où l’on reprend le sien. J’ai dû croiser en tout une vingtaine de promeneurs, dont la langue m’était aussi inconnue que celle des nombreuses vaches rencontrées sur ma route. Silence absolu dans lequel résonnaient mes pas, et souffle du vent emportant avec lui beaucoup de choses. Je me demande si les bergers finissent par se lasser de la beauté de leurs pâturages à force de les voir tous les jours, comme on finit par se lasser un jour ou l’autre de son vieux canapé dans le salon. Ou bien au contraire, si on s’en est tellement empreint, tellement nourri, qu’on ne parvient plus au bout d’un moment à s’en séparer.
Comme le soleil n’a pas beaucoup brillé ce jour-là, j’ai pris peu de photos, mais en voici tout de même quelques-unes pour vous convaincre de visiter le parc de Mols Bjerge si vous passez un jour dans la région :-)

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