Welcome to Sushirō スシロー !

Cliquez ici pour voir le menu de ce petit coin de paradis ! 

Bienvenue dans l’un de mes lieux de prédilection et sans doute le meilleur kaiten sushi de tout le Japon, j’ai nommé… Sushirō ! Ce paradis en quelques mots:

Les restaurants de cette chaîne sont situés hors du centre-ville et souvent en bord de route, ce qui veut dire qu’on a de la place et de vraies tables pour 4 à 6 personnes avec un robinet d’eau chaude et du thé vert à volonté.
C’est un lieu très prisé par les Japonais, en particulier les familles, ce qui est toujours bon signe, même s’il faut souvent patienter pour avoir une table !

Les sushis sont préparés en continu et défilent sur un tapis roulant devant nos yeux; mais ce qui place Sushirō au-dessus des autres restaurants de kaiten sushi, c’est qu’on peut commander ce qu’on veut depuis son écran, sans que cela ne coûte plus cher que de se servir sur le tapis. Au bout de quelques minutes, notre commande arrive sur le tapis (un signal apparaît sur l’écran pour ne pas la louper), et on peut ainsi déguster des sushis ultra-frais, préparés rien que pour nous !
Le menu compte en tout 80 éléments dont la majorité sont bien sûr des sushis, mais il est aussi possible de commander de la soupe miso, des nouilles, des tempuras, voire même une salade césar… sans oublier une belle carte de desserts !

Mais le mieux reste tout de même le prix: 100¥ l’assiette, soit environ… 75 centimes d’euro ! Chacune comporte 2 sushis ou 4 makis, avec (couleur jaune) ou sans (couleur blanche) wasabi. Mais pour les plus fins gourmets, il existe aussi des « créations originales » avec du poisson plus noble vendues à peine plus chères.
A ce prix-là, on peut non seulement s’offrir un repas gargantuesque pour moins de 10€, mais on peut aussi et surtout découvrir une myriade de saveurs plus ou moins surprenantes et goûter à des poissons qu’on ne trouvera jamais en France.

Nous y sommes allées le 25 décembre avec ma mère et ma soeur, et à nous trois nous avons englouti plus d’une vingtaine d’assiettes de sushis, plusieurs de tempuras, et deux succulents desserts… Bref, un festin de rois au rapport qualité-prix imbattable puisqu’au total nous en avons eu pour environ 12€ par personne ! Alors, convaincu ? ⁽(◍˃̵͈̑ᴗ˂̵͈̑)

Le marché aux poissons de Tsukiji (et ses enchères de thon!)

Vous l’attendiez avec impatience, le voici le voilà: mon article sur Tsukiji !
S’il y a bien un lieu incontournable dans Tokyo qu’il faut avoir visité au moins une fois dans sa vie, c’est sans hésiter le marché aux poissons de Tsukiji. En plus d’être l’un des plus grands au monde, il est surtout connu pour ses fameuses enchères de thons rouges, durant lesquelles il n’est pas rare de voir les poissons s’arracher à plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’euros (en yens, les montants se chiffrent en millions !). C’est aussi là que l’humanité se sépare en deux catégories: d’un côté, ceux qui prendront leur courage à deux mains et affronteront le froid pénétrant d’une nuit noire sans sommeil pour arriver sur les lieux bien avant l’aube et voir les fameuses enchères (c’est-à-dire avant 4 heures du matin); de l’autre, ceux qui se pointeront tranquilou après 8 heures pour manger des sushis au petit-déj. Comme je suis une warrior, je décidai de faire partie de la première catégorie et me pointai donc à 3h30 pile au lieu indiqué, plus fraîche après ma nuit blanche au manga café que les gigantesques thons qu’on s’apprêtait à vendre. Aussi incroyable que cela puisse paraître, soixante personnes étaient déjà là avant moi, et je fus donc placée dans le deuxième groupe, celui de 5h50. Car oui, mon attente était encore loin de se terminer: à mon arrivée, on me donna un gilet vert, fameux sésame sans lequel nul ne peut pénétrer dans la salle aux enchères, et on me fit asseoir à même le sol dans une petite salle plutôt frisquette, où je dus patienter durant près de deux heures et demi…
La question que vous vous posez sûrement, et que je me suis moi-même posée après-coup, est bien sûr: est-ce que tout cela valait le coup? Après réflexion, je répondrais tout de même oui. Mais soyons honnête, je suis contente (et assez fière, il faut le dire) d’avoir fait partie, en cette froide matinée du 22 novembre 2014, des 120 privilégiés ayant pu assister aux enchères de thons , mais il faudra se montrer très convaincant pour que j’accepte de renouveler l’expérience…
5h50: Tsukiji m’ouvre enfin ses portes. On nous guide parmi les vrombissements des engins roulant à toute allure vers la salle des enchères, où s’étalent devant nos yeux ahuris des dizaines et des dizaines de thons, dont la taille varie à peu près entre 80 et 160 cm. Chacun est scrupuleusement examiné par les acheteurs potentiels, qui en prélèvent de petites boules de chair congelée qu’ils réchauffent entre leur main afin d’évaluer le taux de graisse, principal indicateur de la qualité du poisson. Lorsque la cloche retentit, c’est le signal qu’une série d’enchères commence: toute la salle s’emplit alors des cris, ou plus exactement des « chants » des commissaires-priseurs, qui se livrent également à des chorégraphies plus ou moins sportives en apercevant des mains se lever parmi la foule des enchérisseurs silencieux. Dès qu’une vente est conclue, le thon est emmené, et la planche sur laquelle il se trouvait immédiatement nettoyée. C’est ce qui explique l’une des particularités du marché aux poissons de Tsukiji: il sent étonnamment bon. Les produits y sont tellement frais et la propreté tellement irréprochable que l’odeur de poisson s’y fait à peine sentir.

A 6h15, les dernières ventes se concluent et l’on nous fait sortir de la salle pour nous amener faire un tour parmi les étals du marché qui bat désormais son plein. Entre les guides qui nous font marcher au pas de course et les engins klaxonnant à tout va et toujours à deux doigts de nous écraser, la visite prend parfois des allures de parcours du combattant; mais je peux vous dire qu’on en ressort avec les joues certes un peu rouges et des yeux de merlans frits mais, comme diraient les Anglais, « heureux comme une palourde » !  (☆^O^☆)

J’ai testé… le manga café

Il y a un paradoxe au Japon que je ne comprendrai jamais: d’un côté, on a les konbinis et toutes ces chaînes de restaurants ouverts 24h/24; de l’autre, on a les transports en commun… qui s’arrêtent entre minuit et cinq heures environ. Autrement dit, si je voulais assister aux enchères de thon du marché aux poissons de Tsukiji, le seul moyen d’y être a 4h du matin (oui, quatre heures du matin), c’était de passer la nuit a côté. Pour ce faire, quatre solutions s’offraient à moi (et à mon budget très restreint):

  1. Dormir chez ma famille (gratuit, mais probabilité de mourir durant les 6 km de trajet à pied, seule, dans la nuit noire, à peu près égale à 100%)
  2. Passer la nuit assise dans un MacDo à boire du café (environ 3€, mais probabilité de sentir la frite jusqu’a ma mort à peu près égale à 100%)
  3. Passer la nuit dans un capsule-hôtel (environ 20€ et a priori sans inconvénient majeur, donc je garde cette idée pour la prochaine fois)
  4. Passer la nuit dans un manga café (environ 10€, soit de loin la solution la plus intéressante, malgré une légère probabilité de me faire assassiner par un otaku n’ayant pas vu la lumière du jour depuis un peu trop longtemps)

Je choisis donc la solution n°4, d’une part parce qu’étant résolue à passer une nuit blanche pour ne pas louper les enchères, le manga café m’offrait à la fois la possibilité de m’allonger et me reposer quelques heures au chaud, et de rendre ces heures moins longues en mettant un ordinateur (avec internet et des films) à ma disposition. Dernier argument en faveur du manga café, et pas des moindres: c’est quelque chose qu’on ne trouvera probablement jamais en France (du moins pas sous cette exacte forme, mais avis aux futurs entrepreneurs qui liraient cet article, l’idée d’importer ce concept en France et de l’adapter est déjà bien ancrée dans mon esprit, donc allez voir ailleurs !), et qui faisait par conséquent partie de ma liste des choses qu’on ne trouve qu’au Japon et qu’il faut avoir essayé au moins une fois dans sa vie. Après une comparaison des différentes chaînes de manga café ayant un store près de Tsukiji, je décidai d’opter pour le Manga kissa Gera Gera (まんが喫茶ゲラゲラ), kissa étant le diminutif de kissaten qui veut dire café ) situé près de la station de Shinbashi, à une vingtaine de minutes à pied du marché aux poissons. Après m’être baladée un peu dans le quartier chic de Ginza, j’arrivai à l’enseigne de la petite grenouille verte aux alentours de 22h, où on me fit choisir entre une simple chaise de bureau, un fauteuil inclinable ou bien un box privatif avec pouf et tatami; ainsi qu’entre le « 3-hour pack », le « 5-hour pack » ou bien la nuit complète. Les prix varient selon le moment de la journée, mais la facture pour chaque demi-heure supplémentaire étant très salée, mieux vaut emporter un réveil si vous comptez dormir !
Pour la modique somme de 1,220¥ (soit 8,50€ en incluant les frais d’inscription), voici tout ce dont à quoi j’eus droit dans le pack de 5 heures:

  • Un box privatif fermé par une porte coulissante, avec un tatami, un pouf, ainsi que des chaussons et une couverture à libre disposition.
  • Un ordinateur avec internet et quelques films disponibles; et une télévision.
  • L’accès au distributeur de boisson à volonté (le café chaud n’était malheureusement servi qu’à partir de 6h du matin, mais on avait tout de même le choix entre 6 ou 7 soft drinks, en plus du thé froid)
  • L’accès aux milliers de mangas et magazines divers (et pas toujours tout public…)
  • Et pour quelques euros en plus, il était également possible de commander de la nourriture, et même de prendre une douche !

Dans les faits, quasiment personne ne vient pour lire les mangas. Alors qui vient dans les manga kissa, et pour y faire quoi ? Pour tout vous dire, je n’en ai moi-même aucune idée. C’est encore à ce jour un grand mystère pour moi, ces gens qui viennent à des heures pas possibles et payent pour passer des heures sur un ordinateur (pas très moderne en plus de cela), au lieu d’utiliser gratuitement le leur, chez eux, ou d’être simplement en train de dormir comme le ferait n’importe quelle personne normale à ces heures-ci. Parmi cette étrange clientèle, on trouve notamment des travailleurs —les fameux salaryman— ayant raté le dernier métro et ne pouvant peut-être s’offrir un taxi pour rentrer chez eux; mais j’ai également croisé plusieurs femmes et des hommes âgés de 30 à 45 ans, à première vue normalement constitués, et sans rien dans leur apparence extérieure, visuelle ou « olfactive », qui aurait pu indiquer l’absence d’un domicile fixe…
Je pourrais à la limite comprendre qu’on y vienne en journée pour bouquiner dans un endroit calme avec boissons à volonté, mais pourquoi diable y venir en plein milieu de la nuit si l’on a un lit et un toit sous lequel dormir ? Cette question restera probablement à jamais sans réponse, mais le manga café n’en reste pas moins un lieu incontournable, qui m’a bien rendu service ce soir-là et continuera encore longtemps de m’intriguer !

J’ai testé… un simulateur de tremblements de terre

Vendredi dernier fut une journée bien remplie ! Je devais retrouver mon oncle pour déjeuner au Mont St-Michel mais, étant arrivée au restaurant avec plus de deux heures d’avance (c’est ce qu’on appelle être d’une ponctualité irréprochable —ou bien ne plus savoir quoi faire pour procrastiner), j’ai décidé de marcher jusqu’à Ikebukuro pour enfin tester le simulateur de séisme au Life Safety Learning Center.

J’ai oublié de vous dire, mais il y a maintenant deux semaines de cela, j’ai vécu mon premier tremblement de terre au Japon ! J’étais en plein cours de japonais (celui du mercredi enseigné par une grand-mère et centré principalement sur la grammaire, donc assez soporifique par moments…), quand soudain nous avons tous ressenti une secousse, très très légère mais tout de même suffisamment forte pour réveiller les moins assidus de la classe. Ce fut donc un tout petit séisme de rien du tout, mais le plus drôle, c’est que la semaine précédente, nous avons eu un « earthquake drill » à l’université: à 11h30, le signal a été donné pour que nous nous réfugions tous sous les tables, pendant que les haut-parleurs diffusaient le pire bruitage de séisme de l’univers pendant environ une minute. Puis il a fallu qu’on envoie dans la demi-heure qui suivit un mail avec notre nom et notre numéro d’étudiant à l’adresse spécialement conçue pour ce genre d’exercice. Je n’ai pas été vraiment convaincue par l’utilité de ce dernier (tout le monde savait déjà qu’en cas de séisme la première chose à faire est de s’abriter sous sa table), mais c’était tout de même une expérience intéressante à vivre, autant pour son contenu que pour l’importance qu’elle revêt aux yeux des Japonais (des annonces ont été placardées dans toute l’université au moins deux semaines avant).

Mais parlons maintenant de la beaucoup plus sérieuse simulation du Life learning safety center, durant laquelle j’ai pu expérimenté un vrai séisme de magnitude 6 sur l’échelle de Richter. Pour le coup, c’était vraiment impressionnant, il m’a fallu bien m’accrocher au pied de la table pour ne pas finir écrasée contre les barrières ! Heureusement que j’étais totalement seule, car les groupes doivent se sentir un peu serrés sous le bureau…
La secousse n’a duré environ qu’une minute, mais ce fut assez pour me conforter dans ma certitude que le temps ne s’écoule vraiment pas à la même vitesse selon le contexte…
J’étais bien contente, en me dirigeant toute chancelante vers la sortie, de penser à la bonne galette que j’allais manger pour me remettre de mes émotions ! (๑^ں^๑)

Bienvenue chez: « QB House »

Aujourd’hui, j’ai testé la coupe à 1,000¥ en 10 minutes. Non, vous avez bien lu, je me suis allégé la tête pour la modique somme de 7€50 taxes comprises, et sans passer plus d’un quart d’heure sur le fauteuil. Ne comptez pas sur moi pour poster un selfie du résultat, mais je peux vous assurer que ce dernier est plus que satisfaisant et n’aurait probablement pas été meilleur dans un « vrai » salon de coiffure, où la coupe commence à 4,000¥ et peut aller jusqu’à 9,000¥ dans certains salons ! Et un tarif aussi exorbitant n’a bien sûr jamais été un gage de qualité, où qu’on aille, on ne sait jamais qui va manier les ciseaux et de quoi on aura l’air en sortant…

Aller chez le coiffeur est toujours une entreprise risquée. Y aller à Tokyo (en connaissant les folies capillaires dont les Japonais sont capables) et dans une chaîne dont le slogan est « 10 minutes—Just Cut » l’est encore plus. Ajoutez à cela mon niveau de japonais qui a rendu les explications de ce que je voulais un peu hasardeuses, et vous aurez une idée de mon rythme cardiaque lorsque la coiffeuse coupa la première mèche, et du nombre de prières que je fis intérieurement à chaque coup de ciseaux qui suivit…
Le système est très simple et bien rodé: dès l’entrée, vous payez à un automate, recevez votre ticket, et attendez sur une banquette jusqu’à qu’on vous appelle. J’avais préparé mon petit speech d’explications pour la coiffeuse (accompagné quand même de quelques photos sur mon portable pour éviter tout fâcheux malentendu…), et une fois celui-ci terminé, la plongée dans l’inconnu commença.
Une quinzaine de minutes plus tard, je sortais du salon la tête légère (en partie grâce au « airwash » qui consiste littéralement à te passer un coup d’aspirateur dans les cheveux), le porte-feuille encore (un peu) rempli, et un peigne gratuit (celui qui a servi à me coiffer) dans la poche ! Alors, vous seriez prêts à tenter l’expérience ? (∗❛ัᴗ❛ั∗)