Mols Bjerge National Park

Avant de vous parler plus en détails de la ville d’Århus et des Danois, voici quelques photos de mon expédition du week-end dernier. Je dis « expédition », car ce ne furent finalement pas deux, pas trois, mais bien six heures que je passai dans les prairies et les collines verdoyantes du parc naturel de Mols Bjerge. Tout cela parce que les cartographes danois ont eu la brillante idée de mettre des symboles de bus à plusieurs endroits pour indiquer… les « routes recommandées » pour les bus. Pas les arrêts de bus, les vrais, où des bus s’arrêtent à intervalle régulière, ce serait beaucoup trop logique. Indiquons plutôt les endroits où un bus pourrait s’arrêter, pour que cela ne porte pas du tout à confusion. Habile planificatrice, j’avais donc prévu de marcher depuis Ebeltoft jusqu’à Agri, la plus haute colline du parc culminant à 137 mètres, puis de prendre le bus pour rentrer. Mais puisque celui-ci n’existait que dans la tête d’un cartographe démoniaque, il m’a fallu faire tout le chemin inverse à pied jusqu’à Femmøller Strand, où je pus prendre le bus 123 pour rentrer à Århus après cette revigorante ballade de six heures…

Mis à part ce petit imprévu logistique, ce fut l’une des plus belles journées que j’ai passé au Danemark jusqu’à présent: de 10h45 à 17h, ne m’arrêtant qu’un quart d’heure pour déjeuner, j’ai marché en continu sur le bord de mer, puis à travers les champs, les prairies, les forêts, me demandant quel sorte de paysage m’attendrait derrière la prochaine colline. Pas de sommet vertigineux ni de falaises accidentées, pas le genre de nature grandiose qui nous coupe le souffle, mais plutôt le genre de nature tranquille où l’on reprend le sien. J’ai dû croiser en tout une vingtaine de promeneurs, dont la langue m’était aussi inconnue que celle des nombreuses vaches rencontrées sur ma route. Silence absolu dans lequel résonnaient mes pas, et souffle du vent emportant avec lui beaucoup de choses. Je me demande si les bergers finissent par se lasser de la beauté de leurs pâturages à force de les voir tous les jours, comme on finit par se lasser un jour ou l’autre de son vieux canapé dans le salon. Ou bien au contraire, si on s’en est tellement empreint, tellement nourri, qu’on ne parvient plus au bout d’un moment à s’en séparer.
Comme le soleil n’a pas beaucoup brillé ce jour-là, j’ai pris peu de photos, mais en voici tout de même quelques-unes pour vous convaincre de visiter le parc de Mols Bjerge si vous passez un jour dans la région :-)

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Hej Århus !

Il y a un an presque jour pour jour, je partais depuis Tokyo explorer un petit bout d’Australie. Un an après, je repars à la découverte d’un pays totalement inconnu: le Danemark ! Première étape: Århus (qui s’écrit désormais « Aarhus » depuis 2011, mais je garde l’accent bizarre pour faire plus pittoresque). Située sur la péninsule du Jutland, en plein coeur du Danemark, Århus est la deuxième ville du pays derrière Copenhague avec 260,000 habitants, dont une bonne partie sont des étudiants. La ville est donc à peu près ce que Lille est à Paris, avec un centre-ville coquet, des rues pavées, un choix incroyable de bières (øl, prononcez « eul »— facile et pratique quand on n’en est pas à sa première), et une météo, disons, plutôt aléatoire. Depuis mon arrivée, il y a deux semaines, la température n’a jamais dépassé les 25°C et descend même jusqu’à 16 les jours de grosses averses (heureusement, celles-ci sont rares, la pluie qui tombe presque tous les jours est plutôt fine). On est donc bien loin de la canicule mais, passés les premiers jours, on s’habitue à sortir avec un gros pull ou sa veste en plein mois de juillet. Même si elle doit être approximativement à 5°C, il y a la mer à Århus, et c’est l’une des raisons qui m’a poussée à venir ici: la nature. La vraie. Celle que je n’ai pas vu depuis que j’ai aménagé à Paris, il y a six mois. Ici, il y a non seulement la mer, mais aussi des forêts, des lacs, des collines, et un nombre infini de recoins sauvages qu’il faudrait plus d’une vie pour explorer.

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Avec seulement cinq millions d’habitants dans tout le royaume, soit deux fois moins que dans l’agglomération parisienne, le rythme de vie des Danois n’a rien de comparable avec celui des Franciliens. A la place du métro, un dense réseau de bus et des vélos filant à toute allure sur les pistes cyclables aussi nombreuses que les routes goudronnées. J’aime Paris autant que j’aime Tokyo, ce sont pour l’instant les deux seules villes où je me vois habiter, mais comme avec toutes les choses qu’on aime beaucoup, peut-être un peu trop, on a parfois besoin de s’en détacher pour en retomber amoureuse comme la première fois. Et rien de mieux pour cela que de partir dans un pays dont on ne connaît quasiment rien, à part qu’il fait partie des pays scandinaves où, paraît-il, tout fonctionne bien. Une culture différente et une langue atrocement compliquée dont je n’ai pu retenir que trois mots en deux semaines: tak (merci), hej (bonjour) et øl (bière) —à noter qu’aucun d’entre eux n’a plus de trois lettres, pour vous dire la complexité du patois. En revanche, sa sonorité très originale est un ravissement pour les oreilles: la première fois que j’ai entendu parler danois, j’ai cru avoir découvert d’où venait la langue des Sims. Les mêmes sonorités rondes, « glougloutantes » et « yaourtesques », donnant presque l’impression que les gens font semblant de communiquer ou parlent un dialecte de jeu vidéo. Mais on rigole nettement moins quand on les entend s’exprimer dans un anglais parfait, que maîtrise 85% de la population, et la quasi-totalité des plus jeunes.
Mais je parlerai des langues dans un autre article car c’est en réalité la principale raison de ma venue à Århus: une summer school de trois semaines, sobrement intitulée « Language and Marketing », mais absolument passionnante.
Après le Japon, le Viêt-Nam et l’Australie, j’élargis un peu plus le spectre géographique de mon blog en y rajoutant mes impressions du Danemark, quatrième pays d’une liste qui, je l’espère, continuera de s’allonger chaque année :-)

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Viêtnam Part IV – Hồ Chí Minh

☆*~゚Saigon en 10 images ~*☆

Mieux vaut tard que jamais dit-on, alors voici avec quelques mois de retard la dernière partie de mon voyage au Viêt-Nam, Saigon. Comme dans toutes les villes visitées au cours de mon périple avec mes grand-parents, je m’y suis sentie incroyablement bien, et en parler aujourd’hui ne me donne que davantage envie d’y retourner.

De mes années à Sciences Po, la troisième aura de loin été la meilleure, mais malgré le peu de recul que j’ai encore, je peux tout de même affirmer qu’elles resteront toutes les trois parmi les parmi les plus belles de ma vie. Au final, je me retrouve dans l’école que j’ai toujours voulu intégrer, mais quand je repense au Havre, à Tokyo, au Viêtnam, à toutes les personnes rencontrées, à tout ce que j’ai découvert et appris, je me dis qu’emprunter la route la plus courte n’est définitivement pas le choix le plus judicieux. J’ai préféré un détour par Sciences Po à une classe prépa qui m’aurait peut-être menée plus haut, mais je me sens aujourd’hui mieux « préparée » que jamais à tout ce que me réserve l’avenir.

Au revoir l’Asie, bonjour la France et le « ch’Nord », tâchons de finir ces études aussi bien qu’elles ont commencé ! (୨୧ ❛ᴗ❛)✧

Hello Australia ! ⌒°(ᴖ◡ᴖ)°⌒

Depuis toute petite, je rêvais d’aller en Australie. Parce qu’il faut une journée d’avion depuis la France pour s’y rendre, je n’aurais jamais pensé le réaliser un jour, et encore moins à seulement 20 ans. J’ai beaucoup hésité entre faire ce voyage ou bien parcourir le Japon, mais je me suis dit qu’après y être restée pendant un an, cela me ferait du bien de partir à la découverte d’un nouveau pays et d’être immergée dans un environnement où j’espérais voir grandir mes envies d’entreprenariat. 
Je n’ai pas pu voyager dans toute l’Asie comme l’ont fait la plupart de mes camarades de promo à cause de mes concours en France, mais les deux voyages que j’ai fait ont dépassé de très loin toutes mes attentes. Le Viêt Nam fut une vraie révélation, ma première rencontre avec l’Asie -dans laquelle le Japon occupe une place à part- mais également une surprise car je n’aurais jamais cru me sentir aussi bien dans un pays dont je n’ai pendant si longtemps rien voulu savoir. Mon voyage en Australie fut aussi une grande surprise, car après en avoir rêvé pendant tant d’années et tout le bien qu’on a pu m’en dire, je n’aurais jamais cru m’y sentir aussi… mal. Il ne s’agit là que d’un ressenti personnel car il serait délirant de juger un pays en n’ayant vu que Sydney et Brisbane, mais même si je n’ai eu qu’un minuscule aperçu de l’Australie, j’en ai vu assez pour la quitter sans aucune envie d’y revenir. Il y a des régions du monde qui ne m’attirent pas particulièrement, des capitales européennes que j’ai aimé visiter sans pour autant tomber sous leur charme, mais jamais auparavant un voyage ne m’avait déçue. Mes très (trop ?) hautes attentes ont sûrement quelque chose à voir là-dedans, mais elles se sont surtout révélées extrêmement différentes de la réalité. Un peu naïvement peut-être, je m’attendais à un « San Francisco australien » où soufflerait dans les rues un vent de liberté nous redonnant confiance en l’avenir, en l’humanité et en nous-mêmes. J’ai parcouru Sydney en long et en large, pris le train, le bus et le ferry, visité pas loin d’une dizaine de quartiers différents, toujours à la recherche de cet esprit décalé et de sources d’inspirations pour entreprendre. Mais que ce soit à l’ombre des immenses buildings du centre-ville, au milieu des superbes maisons d’architecte de Mosman ou bien au coeur du quartier populaire de New Town, je ne me suis jamais sentie vraiment à l’aise. Même si aucune ville n’est comparable avec une autre, je trouvai que Sydney n’avait ni le charme et la beauté de l’Europe, ni l’exotisme et la chaleur de l’Asie. Mais tout en pensant cela, je réalisai une nouvelle fois à quel point Paris et Tokyo sont des villes uniques au monde, d’une beauté inégalée pour la première, et d’une magie indescriptible pour la seconde. Si j’ai eu l’impression d’avoir largement fait le tour de Sydney au bout de dix jours, j’ai quitté Tokyo en songeant déjà à tout ce qui me restait encore à y découvrir, et à tous ses secrets que je ne percerai jamais et qui m’en ont fait tombée un peu plus amoureuse chaque jour. J’ai aussi réalisé à quel point je m’étais sentie bien au Viêt Nam, à Hanoi comme à Saigon, alors que je ne parle pourtant pas la langue. Il m’aura fallut aller jusqu’en Australie pour réaliser ma chance extraordinaire d’être née avec une double culture et des liens avec l’Europe et l’Asie que ce séjour n’aura fait que renforcer. Je suis désormais plus certaine que jamais de vouloir partager ma vie entre ces deux continents, et tout particulièrement entre le Japon, la France et le Viêt Nam. 
Aller en Australie: ✓ / Prochain rêve sur la liste: faire le tour de l’Asie ! (๑◔‿◔๑)

Une (longue) nuit chez les Qatari

Récit d’une correspondance loupée et des vingt-deux heures d’attente qui s’ensuivirent dans le modeste et très discret aéroport de Doha…

Je pensais que ça n’arrivait qu’aux autres ou bien dans les films, mais ça a finalement fini par m’arriver à moi aussi: rater une correspondance et se retrouver à passer la nuit dans un aéroport. Il a suffit de pas grand chose pour que j’en arrive là: être assise tout au fond de l’avion et donc parmi les derniers passagers à sortir, devoir emprunter la deuxième navette qui mit dix minutes à arriver, me retrouver devant le tableau affichant « Last Call » pour Tokyo, avoir une heure de retard sur sa montre donc ne pas réaliser l’urgence et me ranger dans la longue queue à la sécurité, puis me hâter lentement vers la porte E21 située à l’autre bout de l’aéroport, à environ 1.5 km de marche… pour y arriver une vingtaine de minutes après sa fermeture. On m’a ensuite redirigée vers le service client, qui m’a redirigée vers le bureau des transferts, qui m’a annoncé que sur les douze passagers allant à Tokyo, nous n’étions que deux à avoir louper la correspondance, et que c’était donc clairement de notre faute. L’autre personne, c’était Kosmo, un Sénégalais qui habite à Tokyo depuis dix ans, sans qui je ne m’en serais sans doute pas aussi bien tirée d’affaires… Après lui avoir longuement expliqué notre cas, notre interlocuteur du bureau des transferts n’était prêt à nous offrir qu’un changement sans frais pour le vol du lendemain, mais heureusement notre ténacité a payé: nous avons demandé à parler à son supérieur et avons réussi à négocier l’accès au lounge de Qatar Airways jusqu’au lendemain matin. Ce n’était certes pas l’hôtel, mais j’ai au moins pu prendre une douche, me restaurer (très) copieusement et me reposer un peu avant de reprendre l’avion. Même si les 22 heures d’attente furent un peu longues, je suis tout de même reconnaissante de n’avoir pas eu à les passer assise sur une chaise et d’avoir pu pénétrer à l’intérieur d’un des plus beaux lounges d’aéroport au monde. En plus, aucun risque de dépenser pour du superflu au duty-free, la boutique la moins chère là-bas étant Tiffany ou celle du PSG…
Bref, cette plongée forcée au pays de la démesure fut une expérience fort intéressante, mais je dois avouer qu’il fait bon être de retour chez soi !  (๑^ں^๑) ☆*°

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Viêtnam Part III — Huế

Capitale des Nguyễn au XVIe siècle, Huế devint la capitale impériale du Viêt Nam depuis sa réunification en 1802 jusqu’à l’abdication de l’empereur Bảo Đại en 1945. Elle est traversée par la rivière des Parfums (Sông Hương), au bord de laquelle se trouve l’ancienne cité impériale (Đại Nội), elle-même située dans l’enceinte de la Citadelle royale (Hoàng Thành). Sur la rive ouest du fleuve, se trouvent les tombeaux royaux des empereurs  Nguyễn (1802-1945), dont chacun reflète la vie et la personnalité de leur maître s’y reposant.

✪ Huế en 20 images ✪

 

Viêtnam Part II — Hạ Long

Cela fait désormais plus d’un mois que je suis en France et bien que je me sois à présent réhabituée à « la vie française » —les tartines au beurre salé et le vin rouge ayant, je l’admets, grandement facilité cette réadaptation— il me tarde de revenir à Tokyo et de profiter de la douceur du printemps à peine arrivé.
Paris aura beau rester à jamais à mes yeux la plus belle ville du monde, ce qui fait selon moi le charme d’un lieu est avant tout la vie qu’on y mène, les personnes qu’on y rencontre, les souvenirs qu’on y forge… et à ce niveau, le Havre et Tokyo sont pour l’instant les seules villes envers lesquelles j’éprouve un profond attachement. Et celui-ci s’explique par le fait —et c’est probablement là leur seule et unique ressemblance— qu’elles m’ont les toutes deux accueillies durant des périodes-clés de mon existence, et m’ont ainsi vue grandir, changer, en l’espace de seulement trois courtes mais intenses années. Le Havre a été le tremplin vers une nouvelle vie, hors du cocon familial, où j’ai dû me prendre en mains sur tous les plans, aussi bien scolaire que personnel. Si savoir tenir un foyer avait été une matière enseignée à Sciences Po, j’ose dire sans prétention que j’eus été une élève brillante, car quand d’autres laissaient se développer une vie microscopique parallèle sur la vaisselle accumulée dans leur évier, voyaient en la technologie un ennemi dès qu’il s’agissait de passer l’aspirateur ou faire une machine, passaient en mode explorateur de placards quand le frigo était vide (ou bien en mode survivant lorsque ces derniers l’étaient aussi), et réitéraient souvent à chaque fin de mois l’exploit physiologique assez remarquable de se nourrir exclusivement de pâtes et de bières pendant plusieurs jours; moi, de mon côté, je voyais dans toutes ces tâches de la vie quotidienne autant de marches gravies vers l’indépendance, autant de pas posés en direction de ma liberté. J’ai conscience de la chance que j’ai eu de faire partie de ces étudiants privilégiés n’ayant pas le quotidien assombri par des préoccupations financières, et je serai éternellement reconnaissante à mes parents pour m’avoir permis de débuter ma vie de jeune adulte dans les meilleures conditions. Je fus néanmoins surprise de constater qu’il n’en allait pas ainsi pour tout le monde et que, y compris pour ceux qui bénéficiaient comme moi d’un certain confort matériel, la solitude était pour beaucoup un poids et l’autonomie un fardeau. Mais ce qui me frappa par dessus tout fut le manque de curiosité global envers la ville, en particulier de la part de ceux qui n’hésitaient jamais à la critiquer pour sa laideur, son manque de vie nocturne, sa météo, sans s’y être pourtant jamais aventuré plus loin que le bout de leur rue. Il est rare que la Beauté s’offre à nous d’elle-même, sans que nous n’ayons d’efforts à faire pour l’apprécier; hormis pour les paysages naturels, elle demande un effort d’attention et un nécessaire abandon de la vision utilitariste des choses qui nous entourent. C’est à nous de la chercher, et c’est parfois là où l’on s’y attend le moins qu’on finit par la trouver. Considérée par beaucoup comme la ville la plus laide de France, le Havre en est le parfait exemple, mais je doute que tous ces gens qui la décrient y aient réellement mis les pieds, car ils auraient alors été émerveillés par toutes les richesses qu’elle renferme, si tant est qu’ils aient seulement essayé de mieux la connaître. C’est le sens de ce passage de L’Alchimiste, qui ne m’a jamais paru plus vrai qu’aujourd’hui:
« Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors. »
J’ai cru un moment que tout le travail que j’avais fourni pour intégrer une école de commerce l’année prochaine allait être réduit à néant simplement parce que mon Bachelor de Sciences Po Paris n’était pas visé par l’Etat et que, par conséquent, je n’étais pas en mesure de passer les concours, ni même de déposer mon dossier à l’EDHEC. Face à l’absurdité totale de cette situation, ce qui m’a empêché de perdre foi en l’humanité fut de me dire que toute cette folie devait forcément avoir un sens, que ce brouillard finirait un moment par se dissiper, et qu’un trésor m’attendait au bout du tunnel. Au final, peut-être ne serai-je admise dans aucune école et poursuivrai mon master à Sciences Po, mais quelque soit la tournure que prendront les évènements, je sais d’ores et déjà que je n’aurais aucun regret car j’ai fait absolument tout ce qui était en mon pouvoir pour ouvrir en grand les portes de mon avenir.
J’essaie de prendre de cette année à l’étranger tout ce qu’elle a à m’offrir, et parmi ces choses, le voyage au Viêt Nam avec mes grands-parents fut sans doute l’une des plus précieuses. Après le premier article sur Hanoi, voici le deuxième sur la fameuse baie d’Ha Long, dans laquelle ma grand-mère et moi avons dormi une nuit à bord d’un superbe bateau. Comme pour Hanoi, j’ai fait une sélection parmi toutes les photos que j’ai prises, ainsi qu’un montage vidéo qui arrivera sûrement mieux à vous transmettre l’atmosphère mystérieuse et fantomatique qui régnait dans la baie embrumée.
Les articles sur Hué et Saigon seront postés très prochainement dès que je serai revenue au Japon… stay tuned !  ♪(๑ᴖ◡ᴖ๑)♪

✪ Ha Long en 10 images ✪