Viêtnam Part IV – Hồ Chí Minh

☆*~゚Saigon en 10 images ~*☆

Mieux vaut tard que jamais dit-on, alors voici avec quelques mois de retard la dernière partie de mon voyage au Viêt-Nam, Saigon. Comme dans toutes les villes visitées au cours de mon périple avec mes grand-parents, je m’y suis sentie incroyablement bien, et en parler aujourd’hui ne me donne que davantage envie d’y retourner.

De mes années à Sciences Po, la troisième aura de loin été la meilleure, mais malgré le peu de recul que j’ai encore, je peux tout de même affirmer qu’elles resteront toutes les trois parmi les parmi les plus belles de ma vie. Au final, je me retrouve dans l’école que j’ai toujours voulu intégrer, mais quand je repense au Havre, à Tokyo, au Viêtnam, à toutes les personnes rencontrées, à tout ce que j’ai découvert et appris, je me dis qu’emprunter la route la plus courte n’est définitivement pas le choix le plus judicieux. J’ai préféré un détour par Sciences Po à une classe prépa qui m’aurait peut-être menée plus haut, mais je me sens aujourd’hui mieux « préparée » que jamais à tout ce que me réserve l’avenir.

Au revoir l’Asie, bonjour la France et le « ch’Nord », tâchons de finir ces études aussi bien qu’elles ont commencé ! (୨୧ ❛ᴗ❛)✧

Viêtnam Part III — Huế

Capitale des Nguyễn au XVIe siècle, Huế devint la capitale impériale du Viêt Nam depuis sa réunification en 1802 jusqu’à l’abdication de l’empereur Bảo Đại en 1945. Elle est traversée par la rivière des Parfums (Sông Hương), au bord de laquelle se trouve l’ancienne cité impériale (Đại Nội), elle-même située dans l’enceinte de la Citadelle royale (Hoàng Thành). Sur la rive ouest du fleuve, se trouvent les tombeaux royaux des empereurs  Nguyễn (1802-1945), dont chacun reflète la vie et la personnalité de leur maître s’y reposant.

✪ Huế en 20 images ✪

 

Viêtnam Part II — Hạ Long

Cela fait désormais plus d’un mois que je suis en France et bien que je me sois à présent réhabituée à « la vie française » —les tartines au beurre salé et le vin rouge ayant, je l’admets, grandement facilité cette réadaptation— il me tarde de revenir à Tokyo et de profiter de la douceur du printemps à peine arrivé.
Paris aura beau rester à jamais à mes yeux la plus belle ville du monde, ce qui fait selon moi le charme d’un lieu est avant tout la vie qu’on y mène, les personnes qu’on y rencontre, les souvenirs qu’on y forge… et à ce niveau, le Havre et Tokyo sont pour l’instant les seules villes envers lesquelles j’éprouve un profond attachement. Et celui-ci s’explique par le fait —et c’est probablement là leur seule et unique ressemblance— qu’elles m’ont les toutes deux accueillies durant des périodes-clés de mon existence, et m’ont ainsi vue grandir, changer, en l’espace de seulement trois courtes mais intenses années. Le Havre a été le tremplin vers une nouvelle vie, hors du cocon familial, où j’ai dû me prendre en mains sur tous les plans, aussi bien scolaire que personnel. Si savoir tenir un foyer avait été une matière enseignée à Sciences Po, j’ose dire sans prétention que j’eus été une élève brillante, car quand d’autres laissaient se développer une vie microscopique parallèle sur la vaisselle accumulée dans leur évier, voyaient en la technologie un ennemi dès qu’il s’agissait de passer l’aspirateur ou faire une machine, passaient en mode explorateur de placards quand le frigo était vide (ou bien en mode survivant lorsque ces derniers l’étaient aussi), et réitéraient souvent à chaque fin de mois l’exploit physiologique assez remarquable de se nourrir exclusivement de pâtes et de bières pendant plusieurs jours; moi, de mon côté, je voyais dans toutes ces tâches de la vie quotidienne autant de marches gravies vers l’indépendance, autant de pas posés en direction de ma liberté. J’ai conscience de la chance que j’ai eu de faire partie de ces étudiants privilégiés n’ayant pas le quotidien assombri par des préoccupations financières, et je serai éternellement reconnaissante à mes parents pour m’avoir permis de débuter ma vie de jeune adulte dans les meilleures conditions. Je fus néanmoins surprise de constater qu’il n’en allait pas ainsi pour tout le monde et que, y compris pour ceux qui bénéficiaient comme moi d’un certain confort matériel, la solitude était pour beaucoup un poids et l’autonomie un fardeau. Mais ce qui me frappa par dessus tout fut le manque de curiosité global envers la ville, en particulier de la part de ceux qui n’hésitaient jamais à la critiquer pour sa laideur, son manque de vie nocturne, sa météo, sans s’y être pourtant jamais aventuré plus loin que le bout de leur rue. Il est rare que la Beauté s’offre à nous d’elle-même, sans que nous n’ayons d’efforts à faire pour l’apprécier; hormis pour les paysages naturels, elle demande un effort d’attention et un nécessaire abandon de la vision utilitariste des choses qui nous entourent. C’est à nous de la chercher, et c’est parfois là où l’on s’y attend le moins qu’on finit par la trouver. Considérée par beaucoup comme la ville la plus laide de France, le Havre en est le parfait exemple, mais je doute que tous ces gens qui la décrient y aient réellement mis les pieds, car ils auraient alors été émerveillés par toutes les richesses qu’elle renferme, si tant est qu’ils aient seulement essayé de mieux la connaître. C’est le sens de ce passage de L’Alchimiste, qui ne m’a jamais paru plus vrai qu’aujourd’hui:
« Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors. »
J’ai cru un moment que tout le travail que j’avais fourni pour intégrer une école de commerce l’année prochaine allait être réduit à néant simplement parce que mon Bachelor de Sciences Po Paris n’était pas visé par l’Etat et que, par conséquent, je n’étais pas en mesure de passer les concours, ni même de déposer mon dossier à l’EDHEC. Face à l’absurdité totale de cette situation, ce qui m’a empêché de perdre foi en l’humanité fut de me dire que toute cette folie devait forcément avoir un sens, que ce brouillard finirait un moment par se dissiper, et qu’un trésor m’attendait au bout du tunnel. Au final, peut-être ne serai-je admise dans aucune école et poursuivrai mon master à Sciences Po, mais quelque soit la tournure que prendront les évènements, je sais d’ores et déjà que je n’aurais aucun regret car j’ai fait absolument tout ce qui était en mon pouvoir pour ouvrir en grand les portes de mon avenir.
J’essaie de prendre de cette année à l’étranger tout ce qu’elle a à m’offrir, et parmi ces choses, le voyage au Viêt Nam avec mes grands-parents fut sans doute l’une des plus précieuses. Après le premier article sur Hanoi, voici le deuxième sur la fameuse baie d’Ha Long, dans laquelle ma grand-mère et moi avons dormi une nuit à bord d’un superbe bateau. Comme pour Hanoi, j’ai fait une sélection parmi toutes les photos que j’ai prises, ainsi qu’un montage vidéo qui arrivera sûrement mieux à vous transmettre l’atmosphère mystérieuse et fantomatique qui régnait dans la baie embrumée.
Les articles sur Hué et Saigon seront postés très prochainement dès que je serai revenue au Japon… stay tuned !  ♪(๑ᴖ◡ᴖ๑)♪

✪ Ha Long en 10 images ✪

Viêtnam Part I — Hanoi

Cela fait désormais deux jours que je suis rentrée à Tokyo, et lorsque je me remémore la chaleur, le vacarme de la rue, les marchands ambulants, le vrombissement des mobylettes, les cris des enfants, j’ai l’impression d’avoir rêvé ces douze nuits passées dans le pays de mes origines aux côtés de mes grands-parents. Il y aurait tant de choses à dire sur ce périple, mais il me semble qu’aucun mot ne pourra jamais retranscrire ce que j’ai ressenti en posant pour la première fois le pied sur la terre de mes ancêtres.
J’ai pendant longtemps rejeté cette partie de mes origines; aussi, du Viêt Nam je ne connaissais pour ainsi dire presque rien: quelques plats que me préparent mes grands-parents, quelques mots appris par-ci par-là, quelques statistiques économiques apprises en cours, quelques bribes d’histoire… Et pourtant, lorsque je me promenais des heures durant dans les rues de Hanoi ou de Saigon, grisée par la foule, la chaleur et le bruit des klaxons, tous ces lieux me semblaient étrangement familiers, comme si une part de moi y avait toujours vécu et venait d’un seul coup de se réveiller. Bien que le dépaysement fut total, chaque découverte revêtait des allures de retrouvailles, et je sus immédiatement que je reviendrai dès que j’en aurai l’occasion dans ce pays, dans mon pays, duquel j’ai encore tant de choses à découvrir et apprendre. Rares sont les personnes ayant eu la chance de vivre et voyager dans trois pays aussi différents que sont la France, le Viêt Nam et le Japon; mais plus rares encore sont celles ayant eu la chance de se sentir bien dans chacun des trois, en dépit de tout ce qui les sépare. J’ai apprécié chaque seconde passée au Viêt Nam autant que chaque seconde que je passe ici à Tokyo, et que je passerai en France dans quelques jours. Ces lieux constituent pour moi des univers différents, qui me parlent et me touchent chacun à leur manière, sans que je ne comprenne vraiment comment ni pourquoi.
Durant près de deux semaines, j’ai parcouru le Viêt Nam du nord au sud, visité une myriade de monuments historiques, prié dans de nombreux temples, pagodes et autres lieux sacrés, et dégusté de délicieux mets (non sans y laisser parfois quelques plumes…).
Hanoi fut la première étape de mon périple. Il y aurait encore une fois beaucoup à dire là-dessus, mais les images en parleront bien mieux que moi !  (๑◔‿◔๑)

✪  Hanoi en 30 images  ✪

❄☃ Holidays ! ٩(^ᴗ^)۶ ❄☃

Mon premier trimestre au Japon officiellement terminé, me voilà désormais en vacances pour… deux mois ! Parce que les Japonais ne font décidément rien comme le reste du monde, leurs « vacances d’été » sont en hiver, et le premier semestre commence en avril. Du coup, bien que mes examens de japonais et les divers papers à rendre soient derrière moi, je n’arrive bizarrement pas à me « sentir » en vacances, et cela tient principalement à une raison —deux, si on compte la neige qui tombe actuellement à gros flocons (au moment où j’ai commencé à écrire cet article), enterrant définitivement tout caractère estival déjà limité que pouvaient revêtir ces « grandes vacances »… Cela fait en effet quelques semaines déjà que je me prépare pour les concours des écoles de commerce que je passerai en France en avril. J’ai senti dès mon plus jeune âge que ma voie était dans le business : gravir un à un les échelons d’une entreprise ou bien créer la mienne, gagner de nouvelles parts de marchés, répondre aux attentes des clients, se distinguer de ses concurrents, prendre des risques, investir sur le long-terme, voyager à travers le monde, convaincre, négocier, se réinventer… J’ai envisagé durant un moment une carrière d’ingénieur ou de pharmacien, mais c’est sans surprise que ma vocation première a finit par l’emporter sur le reste. J’ai choisi Sciences Po parce qu’elle m’offrait une denrée précieuse dont on a particulièrement besoin à 18 ans, à savoir le temps. Le temps de réfléchir, d’élargir mes horizons, de vivre de nouvelles expériences, de grandir, et de faire mûrir en même temps que moi toutes les idées et les projets professionnels qui me trottaient dans la tête, en les enrichissant jour après jour, au fur et à mesure de mes découvertes et avancées personnelles. Mais l’envie d’intégrer une école de commerce ne m’a jamais quitté et n’a fait que se renforcer durant ces deux dernières années, jusqu’à que je prenne la décision depuis Tokyo de déposer mes candidature, passer les concours nécessaires, et donner le maximum pour intégrer l’école de commerce dont je rêve à la rentrée prochaine, faire du futur que je me suis toujours imaginé une réalité.
Mais pour l’heure, je m’octroie une pause d’une douzaine de jours dans mes révisions pour traverser le Vietnam du nord au sud avec mes grands-parents ! D’où le fait que je termine cet article un peu précipitamment, mais promis, je m’appliquerai infiniment plus sur tous ceux que j’écrirai à propos de ce voyage extraordinaire !

PS: la barre des 50 articles vient d’être franchie ! Prochaine étape: la centaine ! :-)